La réalisatrice et formatrice aux Ateliers Varan, Alice Diop, a vu ses deux derniers films sélectionnés dans les deux plus importants festivals qui se tenaient en France au mois de mars, le Cinéma du Réel et le Festival de Films de Femmes de Créteil… et primés tous les deux !

alice diop

 

VERS LA TENDRESSE (Documentaire, France, 2016, 39 min) : PRIX Ina RÉALISATRICE CRÉATIVE et PRIX DU PUBLIC 
MEILLEUR COURT METRAGE FRANCOPHONE au FIFF de Créteil
« Au cours d’un atelier sur le thème de l’amour, j’ai rencontré quatre jeunes hommes tous originaires de Seine Saint-Denis. J’ai enregistré nos conversations. J’ai eu envie de faire de ces voix un film. »
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LA PERMANENCE (Documentaire, France, 2016, 1h37) : PRIX DE L’INSTITUT FRANCAIS–LOUIS MARCORELLES de la compétition française, au Cinéma du Réel
La consultation se trouve à l’intérieur de l’hôpital Avicenne de Bobigny. C’est un îlot qui semble abandonné au fond d’un couloir. Une grande pièce obscure et vétuste où atterrissent des hommes malades, marqués dans leur chair, et pour qui la douleur dit les peines de l’exil. S’ils y reviennent, c’est qu’ils ne désespèrent pas de trouver ici le moyen de tenir debout, de résister au naufrage.
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Et Alice Diop a été interviewée pour l’Humeur Vagabonde de FRANCE INTER :

http://www.franceinter.fr/emission-lhumeur-vagabonde-le-cineaste-jean-louis-comolli

Le reportage de Clément Baudet
Elle n’a pas filmé Marseille, ni les coulisses de la politique mais comme Jean-Louis Comolli elle enseigne aux Ateliers Varan, cette célèbre école du cinéma documentaire créée par Jean Rouch au début des années 1980. La réalisatrice Alice Diop fait partie de cette nouvelle génération de documentaristes qui continuent d’utiliser les outils du cinéma pour questionner le monde. Dans son dernier long-métrage, intitulé La Permanence, elle a filmé pendant un an des consultations médicales à l’hôpital Avicenne de Bobigny. Les réfugiés défilent derrière le bureau du Dr. Geeraert et racontent leurs maux de tête, leurs insomnies, comme autant d’expressions de la douleur de l’exil. Posée dernière le médecin, la caméra est à sa place. Comme pour reconnaître l’existence et les histoires de ces anonymes. Et si le pouvoir du cinéma documentaire était aussi de soigner ?
La Permanence a reçu le Prix de l’Institut français Louis Marcorelles lors du festival du Cinéma du Réel. Le film sera diffusé en avant-première le 1er Avril au Magic Cinéma à Bobigny. Le festival des films de femmes de Créteil à quant à lui primé Vers la Tendresse, un magnifique documentaire sur l’intimité amoureuse de quatre jeunes hommes de la banlieue parisienne, diffusé le 29 Mars au cinéma Le Max Linder à Paris en espérant très vite des diffusions dans d’autres salles de France.