Dimanches_Varan#25_bandeau

Ce cycle de Dimanches de Varan autour du thème PEINTURE ET CINEMA, concocté et présenté par Alain Jaubert, auteur de la célèbre série « Palettes », a charmé le journaliste Christian Tortel, qui en parle fort bien dans son blog Papalagi, hébergé par LeMonde.fr :

 

Transcription de l’article :

« Entre le regard du spectateur et le tableau, le cinéma documentaire a-t-il sa place ? Quand le regardeur est transporté par l’œuvre, dans ce transport contemplatif, voire amoureux, le cinéaste vient-il se surajouter ? Peut-il trouver sa juste place ? À quelles conditions le triangle film-tableau-spectateur peut-il prendre sens ? Quelle est la place du spectateur entre le travail du cinéaste, le travail du peintre et le travail à l’œuvre entre ces trois ? Autant de questions que les Dimanches de Varan ont décidé de prendre en compte. Se faire une toile n’a jamais eu autant de sens.

Dans la famille « Peinture et cinéma », la palette est large, Rembrandt et Van Gogh en têtes d’affiche. Pour L’Homme à l’oreille coupée par exemple, on peut choisir sa star, entre Kirk Douglas (1956) et Jacques Dutronc (1991). Côté documentaire, Clouzot et son « Mystère Picasso » sont au sommet, Resnais et son Guernica, semble une gageure confite dans son époque survitaminée de grandiloquence : deux films vus ce matin aux Ateliers Varan.
Oui, les Dimanches de Varan ont entamé un cycle de trois séances consécutives « Peinture et cinéma » avec Alain Jaubert en son atelier, connu ses cinquante numéros télévisés de la série « Palettes » (La Sept puis Arte de 1988-2003). (Il vient de publier un roman « Casanova, l’aventure » chez Gallimard, il est l’auteur de « Val Paradis », prix Goncourt du premier roman en 2004.)
À Varan, ce dimanche matin, Jaubert a eu la trop grande modestie de ne nous montrer qu’une petite minute de son film consacré à Pierre Bonnard, « L’Atelier au mimosa ». Une minute magnifique dans la salle de bain du peintre où l’artiste a peint son épouse, Marthe, qui aimait y passer des journées entières (La baignoire, 1937). Selon les différents moments, la lumière de la salle de bain change, comme sa couleur ou son orientation, une hypothèse qui lui est venue en allant filmer sa maison du Cannet (Alpes-Maritimes).

(…)

Une fois de plus les Dimanches de Varan ont tenu leur promesse, celle de faire de quelques échanges sur le cinéma documentaire une fête de l’esprit. Cela vaut bien une messe.
Alain Jaubert a tenté de dresser une typologie des rapports « Peinture et cinéma ». « Est-il légitime de comparer peinture et cinéma ? se damande-t-il. Oui, sans doute,. Quatre obsessions des peintres au cours de l’Histoire se retrouvent chez les cinéastes : cadre, scénario, lumière, mouvement. »

 

Lire l’article en entier sur le blog de Christian Tortel