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Dans sa salle de cinéma, le musée du quai Branly accueille chaque trimestre des projections des Ateliers Varan. Elles permettent au public de découvrir les films documentaires réalisés dans le cadre des ateliers à l’étranger. Dans la lignée du cinéma direct de Rouch, Leacock, Perrault et Wiseman, les Ateliers Varan forment de jeunes cinéastes de terrain : ils leur apprennent à filmer les réalités quotidiennes et à exprimer en images ce qui fait une identité culturelle.

Atelier Egypte 2012
Vendredi 25 janvier 2013 à 18h30 – Salle de cinéma du musée du quai Branly

En février 2011, l’Institut français d’Egypte demande aux Ateliers Varan d’animer une semaine d’écriture et de tournage au sein d’une association de cinéastes indépendants, SEMAT. Cette proposition, aussi passionnante soit-elle en ce moment historique pour la liberté d’expression en Egypte, ne tenait pas compte de la durée nécessaire pour qu’une structuration de l’expression personnelle puisse apparaître. Conscients de ce qui se jouait alors dans le pays, ARTE, CFI et VARAN, s’associent et répondent en proposant un stage d’une durée minimum (trois semaines) pouvant permettre la transmission puis la mise en actes de l’écriture par la réalisation de brefs films documentaires d’auteur. Il s’agira d’initier neuf stagiaires débutants (étudiants, journalistes, scénaristes) à approcher la spécificité du regard documentaire, à pratiquer la réalisation et le montage, en faisant résonner les problématiques actuelles de l’Egypte, enjeu principal de ce stage.

Le succès rencontré par ces premiers films dans les festivals et les besoins en formation au cinéma documentaire en Egypte ont incité à continuer le travail. Ainsi en 2012 un nouveau stage a permis la réalisation de films plus structurés, tous les partenaires étant convaincus de la nécessité de poursuivre une action de formation qui accompagnerait l’Histoire du pays. Ce nouvel atelier, plus long, intervient à un moment de tension de l’Histoire égyptienne :  les premières élections présidentielles démocratiques du pays, les espoirs et désillusions d’un mouvement révolutionnaire éclaté, la montée fracassante des mouvements islamistes. Encore une fois les jeunes réalisateurs égyptiens, déjà participants du précédent atelier, questionnent la société égyptienne mais aussi eux-mêmes.

en présence de Jean-Noël CRISTIANI et de David GHERON TRETIAKOFF, membres VARAN et coordinateur de l’atelier Egypte et de Omar AL SHAMY, réalisateur.

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Pour Nina de Osama AL WARDANY (2012,20′)

pour nina

Malheureusement, il ne reste rien de Nina sauf des souvenirs. Bien qu’elle soit décrite par ses amis et sa famille comme une talentueuse et adorable personne, quelques uns pensent qu’elle est partie pour l’enfer. Le film tente de ramener Nina à la vie montrant l’horrible visage d’une société hypocrite.

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28/01/2011 de Mahmoud FARAG (2012,19′)

28-01-2011 c

Les morts de ce jour de tuerie reviennent en rêve. La vie est belle au point de renouveler sa respiration avec les relents de gaz lacrymogènes et d’apercevoir la pureté du ciel de la capitale. Au point même de respirer un air un peu moins pollué à l’heure du Couvre feu. Ceci est une métaphore des mémoires qui ont été écrites entre le 25 janvier et le 11 février 2010, pour le futur, pour ne pas oublier. 

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Pendant la nuit de Noha AL MADAAWY (2012, 14′)

pendant la nuit

« Tu es trop émotionnelle et si peu réaliste.
-c’est vrai que je ne suis pas du genre réaliste. »

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Mahragan de Omar AL SHAMY  (2012, 25′)

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Ce groupe de musique Chabbi révolutionne la musique égyptienne.

Un projet réalisé avec : la SEMAT, CFI, ARTE France et l’Institut Français du Caire.

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Séance de projection en accès libre, dans la limite des places disponibles

Salle de cinéma du musée du quai Branly
37, quai Branly
75007 Paris
Tél. : 01 56 61 70 00

musée du quai Branly