Dans sa salle de cinéma, le musée du quai Branly accueille chaque trimestre des projections des Ateliers Varan. Elles permettent au public de découvrir les films documentaires réalisés dans le cadre des ateliers à l’étranger. Dans la lignée du cinéma direct de Rouch, Leacock, Perrault et Wiseman, les Ateliers Varan forment de jeunes cinéastes de terrain : ils leur apprennent à filmer les réalités quotidiennes et à exprimer en images ce qui fait une identité culturelle.

Atelier Guadeloupe 2012
Vendredi 9 novembre 2012 à 18h30 – Salle de cinéma du musée du quai Branly

Depuis plusieurs années Sylvaine Dampierre, membre VARAN et Gilda Gonfier en Guadeloupe, portent le projet de développer une culture cinématographique caribéenne vivante, productive, pérenne en favorisant l’émergence d’une production régionale depuis son origine – la formation et le soutien apporté aux jeunes cinéastes – jusqu’à son aboutissement : la diffusion et la mise en réseau. Ce projet a reçu un soutien de poids, lors de la visite de Jean ROUCH en Guadeloupe en novembre 2003 et en 2006 fut créée l’association VARAN CARAIBE qui regroupe des membres de Varan et des acteurs culturels guadeloupéens. VARAN CARAIBE organise des formations en partenariat avec les Ateliers Varan et place son action dans une perspective régionale et internationale, afin qu’émergent de nouveaux regards sur des réalités trop méconnues, et que s’étanche la soif d’images de soi de ces sociétés en pleine mutation. Après un premier séminaire pratique de 7 jours en 2010 qui a produit les 6 esquisses documentaires du programme « Au travail! », celle de 4 semaines en novembre 2011 qui a abouti à la mise en ligne du premier web documentaire guadeloupéen « De cases en Kaz », le tout dernier atelier de réalisation/montage de 7 semaines organisé en juillet août dernier par VARAN CARAIBE et les ATELIERS VARAN en Guadeloupe a accueilli 12 stagiaires (8 réalisateurs et 4 monteurs). Cet atelier  a abouti à la réalisation de 8 courts métrages documentaires sur le thème : « Tourments d’amour ». Clin d’oeil en référence à une pâtisserie qu’on dit d’origine Saintoise (des îles des Saintes), ce thème nous ancre résolument dans le territoire guadeloupéen, c’est une invite gourmande qui se révèle moins sucrée qu’on ne le croit. Chaque réalisateur a choisi l’angle sous lequel l’aborder : l’amour de soi et de l’autre malgré l’héritage familial ou la différence, l’amour d’une mère pour ses enfants,l’amour entre frère et sœur, comment au cœur des cités la soif d’amour s’étanche où elle peut … Ils composent un portrait vivant de la Guadeloupe aujourd’hui.

en présence de Sylvaine DAMPIERRE, membre VARAN et coordinatrice de l’atelier Guadeloupe et de Didier PIERRE, réalisateur (son interview dans France-Antilles)

 

Intrigues et passions à Cité Chanzy de Abel BICHARA, montage de Sandrine ALEXIS ( 2012, 18′)

Dans les faubourgs de Pointe-à-Pitre, les journées du mois d’août à  la cité Chanzy sont rythmées par les jeux des enfants, les promenades sur les coursives et bien sûr… les incontournables télénovelas.

__________________________

Manman Kréyol de Didier PIERRE, montage de Stéphane ABENAQUI (2012,16′)

Mamie a eu sa 1ère fille à l’âge de 16 ans, elle a élevé ses 10 enfants seule, à la force du poignet, car ses mains ne sont « ni coupées, ni liées » et sans l’aide d’aucun de leurs pères. Aujourd’hui, elle a  27 petits-enfants ou 28 elle ne sait plus très bien.

__________________________

M et Mme Courant d’Air de Cédric MICHAUX, montage de Joyce MOUËZA (2012,15′)

Rosette et Emile, un couple de retraité de 18 et 19 ans inversé nous font partager un fragment de leur vie à travers leur histoire, leurs activités et leur amour.

__________________________

Mauvais genre de Guy GABON, montage de Sandrine ALEXIS (2012, 19′)

Je m’appelle Guy. Ce prénom de genre opposé à mon sexe féminin m’a été donné par mon père. J’ai eu besoin de retourner dans mes souvenirs et de rencontrer des gens comme moi pour comprendre pourquoi ce prénom est un fardeau que je porte.

__________________________

Dansé lanmou de Gloriah BONHEUR, montage de Joyce MOUËZA (2012, 18′)

 

Le zouk, une musique et une danse qui passionnent nombre d’antillais, fait maintenant partie intégrante de notre culture. Et en y regardant de plus près, la rencontre des partenaires sur la piste de danse peut devenir un prélude à l’amour. Peut-être aussi que les codes de notre zouk ne sont que le miroir de nos relations amoureuses.

 

 

Séance de projection en accès libre, dans la limite des places disponibles
Salle de cinéma du musée du quai Branly
37, quai Branly
75007 Paris
Tél. : 01 56 61 70 00

musée du quai Branly